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Amicale des Anciens du 22ème BCA et des Troupes de Montagne

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NUL NE CRAINS !

NUL NE CRAINS !

Site officiel de l'AMICALE

Contribution de l’Amicale nationale du 22e BCA

 

et des troupes de montagne au grand débat national

 

 

 

Mme. Darrieussecq, secrétaire d'État auprès de la ministre des Armées, a demandé aux associations patriotiques, nationales ou locales, d’apporter leur contribution au grand débat national. Et il est sain que les pouvoirs publics prennent le pouls de la nation à travers la représentation du monde combattant, qui aura des messages très spécifiques à délivrer.

 

Le champ de compétence de nos associations ne peut s’inscrire dans des revendications catégorielles ni matérielles. D’autres organisations sont conçues pour cela. Notre discours propre ne peut que relever d’un domaine bien précis, celui des valeurs, qui constituent le terreau de la citoyenneté, et pour parler actuel, du vivre ensemble.

 

Or force est de constater que ce socle commun qui fonde les sociétés est actuellement mis à mal et largement contesté par des franges non négligeables de notre population. Les incivilités prospèrent, la malveillance se répand, de même que la désinformation, et pas que sur les réseaux dit sociaux.

 

Et si l’on recherche les causes profondes de cette désagrégation, on trouve souvent un phénomène récurrent, l’idéologisation de l’histoire. Cette science qui constitue l’un des socles de la citoyenneté est contestée, quand elle n’est pas récupérée, au service de causes qui ont peu à voir avec le patriotisme ou l’esprit civique. Il est triste de constater combien cette science historique sert parfois des intérêts qui vont à l’encontre du sentiment national, au profit de revendications communautaires ou identitaires. Et ces revendications mettent en permanence en accusation notre nation coupable de tous les maux. Intolérance religieuse, traite négrière, colonisation, nationalisme agressif, collaboration, torture en Algérie, la liste est interminable de ces récriminations victimaires qui réclament réparation à la France. En omettant au passage quelques véritables forfaitures, comme le génocide des Vendéens par les armées républicaines, ou le lâche abandon des Harkis en 1962. Or ces postures sont un ferment actif de dissolution du sentiment national, ce plébiscite permanent sur lequel peut seul reposer l’esprit civique.

 

Et parfois, malheureusement, l’exemple vient du plus haut de l’autorité publique. J’en prendrai deux exemples récents.

 

-Les commémorations du centenaire de l’armistice de 1918 ont donné lieu à un débat totalement idéologisé relatif à la contribution de nos chefs militaires à la victoire finale. Le fait que le maréchal Pétain, principal acteur de la victoire de nos armes, ait été ostracisé lors de ces commémorations, constitue un signal très inquiétant de cette réécriture de l’histoire, signe avant-coureur des sociétés totalitaires.

 

-Plus récemment, la ministre des armées s’est crue autorisée, sous la pression de certains lobbies, à débaptiser la promotion Loustaneau-Lacau au prétexte que cet officier aurait ourdi des activités antisémites avant-guerre ; cette décision est sans précédent dans l’histoire de l’École spéciale militaire.

 

-

 

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-Or le commandant Loustaneau-Lacau, héros de la campagne de France au cours de laquelle il a détruit vingt-deux chars allemands, fondateur du réseau Alliance, principale agence de renseignement en France occupée, torturé par la Gestapo et déporté à Mauthausen, est l’une des plus respectables figures de la France combattante. On observera au passage qu’on n’a pas fait le même procès au jeune étudiant en droit François Mitterrand, quand il manifestait en 1935 avec l’Action française contre les métèques et les Juifs.

 

On pourrait également évoquer les propos du chef de l’État à propos des prétendus crimes contre l’humanité perpétrés par la France en Algérie. On pourrait, en remontant plus loin, rappeler que c’est le président Chirac qui avait refusé que soient inscrites dans le préambule du projet de constitution européenne en 2005 les racines chrétiennes de l’Occident. On pourrait enfin dénoncer ce postulat tendant à prétendre que notre histoire nationale débute en 1789, niant le lent et patient travail millénaire de la monarchie capétienne dans la construction de l’État et de la nation. La désinformation historique trouve donc des relais au plus haut niveau. En ce sens, les lois mémorielles qui prolifèrent sont un signe des temps, en interdisant l’objectivité et la libre opinion dans des secteurs de plus en plus larges de la recherche historique. Elles nous coupent de notre propre passé.

 

Or, selon Elie Wiesel, « Un homme sans passé est plus pauvre qu'un homme sans avenir. » Cette attitude antinationale largement répandue dans les médias et dans nos élites tient pour beaucoup à l’ignorance, mais aussi dans une certaine mesure à une volonté délibérée d’ébranler les fondements du vivre-ensemble, de cultiver la détestation de ce que nous sommes, sans doute pour pouvoir nous imposer d’autres cultures, quand ce n’est pas d’autres cultes.

 

Il s’agit donc aujourd’hui, et c’est le sens de notre contribution au grand débat national, de réhabiliter l’histoire française, de montrer tout particulièrement combien nous pouvons nous enorgueillir de notre passé, même s’il est vrai que nous avons également connu des défaillances et commis parfois bien des vilenies.

 

Il est temps que tous les acteurs de la transmission, éducation nationale, médias, monde de la culture, responsables politiques, prennent conscience de cet enjeu fondamental qui est de ne pas dénigrer systématiquement d’où nous venons, pour nous faire aimer ce que nous sommes, et rendre à nouveau possible une société fondée sur la civilité, la concorde et la solidarité.

 

Le défi est immense.

 

Il nous appartient à nous, associations patriotiques, de le relever.  

 

 

 

Contribution de l’Amicale nationale du 22e BCA

et des troupes de montagne au grand débat national

 

 

 

Mme. Darrieussecq, secrétaire d'État auprès de la ministre des Armées, a demandé aux associations patriotiques, nationales ou locales, d’apporter leur contribution au grand débat national. Et il est sain que les pouvoirs publics prennent le pouls de la nation à travers la représentation du monde combattant, qui aura des messages très spécifiques à délivrer.

Le champ de compétence de nos associations ne peut s’inscrire dans des revendications catégorielles ni matérielles. D’autres organisations sont conçues pour cela. Notre discours propre ne peut que relever d’un domaine bien précis, celui des valeurs, qui constituent le terreau de la citoyenneté, et pour parler actuel, du vivre ensemble.

Or force est de constater que ce socle commun qui fonde les sociétés est actuellement mis à mal et largement contesté par des franges non négligeables de notre population. Les incivilités prospèrent, la malveillance se répand, de même que la désinformation, et pas que sur les réseaux dit sociaux.

Et si l’on recherche les causes profondes de cette désagrégation, on trouve souvent un phénomène récurrent, l’idéologisation de l’histoire. Cette science qui constitue l’un des socles de la citoyenneté est contestée, quand elle n’est pas récupérée, au service de causes qui ont peu à voir avec le patriotisme ou l’esprit civique. Il est triste de constater combien cette science historique sert parfois des intérêts qui vont à l’encontre du sentiment national, au profit de revendications communautaires ou identitaires. Et ces revendications mettent en permanence en accusation notre nation coupable de tous les maux. Intolérance religieuse, traite négrière, colonisation, nationalisme agressif, collaboration, torture en Algérie, la liste est interminable de ces récriminations victimaires qui réclament réparation à la France. En omettant au passage quelques véritables forfaitures, comme le génocide des Vendéens par les armées républicaines, ou le lâche abandon des Harkis en 1962. Or ces postures sont un ferment actif de dissolution du sentiment national, ce plébiscite permanent sur lequel peut seul reposer l’esprit civique.

Et parfois, malheureusement, l’exemple vient du plus haut de l’autorité publique. J’en prendrai deux exemples récents.

-Les commémorations du centenaire de l’armistice de 1918 ont donné lieu à un débat totalement idéologisé relatif à la contribution de nos chefs militaires à la victoire finale. Le fait que le maréchal Pétain, principal acteur de la victoire de nos armes, ait été ostracisé lors de ces commémorations, constitue un signal très inquiétant de cette réécriture de l’histoire, signe avant-coureur des sociétés totalitaires.

-Plus récemment, la ministre des armées s’est crue autorisée, sous la pression de certains lobbies, à débaptiser la promotion Loustaneau-Lacau au prétexte que cet officier aurait ourdi des activités antisémites avant-guerre ; cette décision est sans précédent dans l’histoire de l’École spéciale militaire.

--Or le commandant Loustaneau-Lacau, héros de la campagne de France au cours de laquelle il a détruit vingt-deux chars allemands, fondateur du réseau Alliance, principale agence de renseignement en France occupée, torturé par la Gestapo et déporté à Mauthausen, est l’une des plus respectables figures de la France combattante. On observera au passage qu’on n’a pas fait le même procès au jeune étudiant en droit François Mitterrand, quand il manifestait en 1935 avec l’Action française contre les métèques et les Juifs.

On pourrait également évoquer les propos du chef de l’État à propos des prétendus crimes contre l’humanité perpétrés par la France en Algérie. On pourrait, en remontant plus loin, rappeler que c’est le président Chirac qui avait refusé que soient inscrites dans le préambule du projet de constitution européenne en 2005 les racines chrétiennes de l’Occident. On pourrait enfin dénoncer ce postulat tendant à prétendre que notre histoire nationale débute en 1789, niant le lent et patient travail millénaire de la monarchie capétienne dans la construction de l’État et de la nation. La désinformation historique trouve donc des relais au plus haut niveau. En ce sens, les lois mémorielles qui prolifèrent sont un signe des temps, en interdisant l’objectivité et la libre opinion dans des secteurs de plus en plus larges de la recherche historique. Elles nous coupent de notre propre passé.

Or, selon Elie Wiesel, « Un homme sans passé est plus pauvre qu'un homme sans avenir. » Cette attitude antinationale largement répandue dans les médias et dans nos élites tient pour beaucoup à l’ignorance, mais aussi dans une certaine mesure à une volonté délibérée d’ébranler les fondements du vivre-ensemble, de cultiver la détestation de ce que nous sommes, sans doute pour pouvoir nous imposer d’autres cultures, quand ce n’est pas d’autres cultes.

 

Il s’agit donc aujourd’hui, et c’est le sens de notre contribution au grand débat national, de réhabiliter l’histoire française, de montrer tout particulièrement combien nous pouvons nous enorgueillir de notre passé, même s’il est vrai que nous avons également connu des défaillances et commis parfois bien des vilenies.

 

Il est temps que tous les acteurs de la transmission, éducation nationale, médias, monde de la culture, responsables politiques, prennent conscience de cet enjeu fondamental qui est de ne pas dénigrer systématiquement d’où nous venons, pour nous faire aimer ce que nous sommes, et rendre à nouveau possible une société fondée sur la civilité, la concorde et la solidarité.

Le défi est immense

Il nous appartient à nous, associations patriotiques, de le relever.

 

 

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